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23 juin 2025Titre: Jusqu’ici tout va bien
Auteur-illustrateur : Nicolas Pitz, d’après le roman de Gary D. Schmidt
Éditeur: Rue de Sèvres
Année de publication: 2024
Nombre de pages: 232
ISBN: 9782810203857
Public: À partir de 14 ans
Thèmes: Adolescence, baseball, dessin, famille, violence
Résumé
1968. Récemment déménagé dans une petite ville des États-Unis, Douglas, 14 ans, est passionné de baseball. Cependant, dans le quotidien de Doug, les bâtons de baseball servent davantage à cogner les autres qu’à jouer. Pour échapper à la violence de son père et à la brutalité de son frère, le garçon se réfugie à la bibliothèque. Là-bas, il peut respirer. Il y fera d’ailleurs la rencontre de Lil, qui deviendra son amie, et découvrira les dessins d’Audubon, célèbre naturaliste et ornithologue. Des adultes prendront Doug sous leur aile pour lui apprendre à lire, lui offrir du travail et l’aider à peaufiner ses techniques de dessin. Heureusement que ça prend tout un village pour élever un enfant! Malgré plusieurs drames familiaux qui assombrissent son adolescence, Doug peut espérer un avenir meilleur et faire mentir tous ceux qui le croient être un petit voyou.
Critique
La lecture de Jusqu’ici tout va bien en est une difficile. La situation familiale de Doug est révoltante et choquante. Tellement qu’il faut parfois prendre des pauses et fermer les pages du livre pour encaisser le choc. Les coups volent et les bagarres pleuvent.
L’histoire est divisée en chapitres qui font référence à des positions au baseball : arrêt-court, champ gauche, etc. Il faut dire que ce sport est au cœur de la vie de Doug, autant dans ses drames - quand son frère échange sa casquette signée de Joe Pepitone contre des cigarettes – que dans ses moments plus lumineux – lorsque les trois frères retrouvent leur relation fraternelle à la fin de l’histoire.
La noirceur du quotidien de Doug est bien rendue par les illustrations hachurées en noir et blanc. Parfois, la couleur s’incruste dans quelques cases, voire quelques planches. Généralement, ce sont des instants d’espoir où l’air semble doux : du plaisir avec Lil, les dessins d’Audubon, une rigolade avec maman… Le contraste est d’ailleurs saisissant entre la beauté des illustrations de l’ornithologue et la dureté de l’histoire. Comme ces oiseaux, on souhaite que Doug puisse un jour s’envoler et quitter le milieu familial malsain dans lequel il baigne. Ce souhait semble se réaliser à la fin du roman graphique : le père, symbole d’une culture toxique masculine, est arrêté par les policiers. L’histoire retrouve alors ses couleurs pour de bon.
Pistes pédagogiques
Découvrir les richesses du texte
Inviter les élèves à lire le roman à partir duquel la BD a été créée et comparer la description des oiseaux d’Audubon aux illustrations. Discuter avec les élèves de ce qui est le plus efficace : les mots ou les images.
S’informer
Faire une recherche sur l’ornithologue Jean-Jacques Audubon et partager les informations en petits groupes. Découvrir d’autres personnages importants de l’histoire naturelle, comme le frère Marie-Victorin et son ouvrage de botanique La Flore laurentienne.
Écrire et créer à son tour
Proposer une classe en nature aux élèves pour dessiner des animaux présents dans l’environnement de l’école et écrire une courte description.
Autrice de l'article: Julie Beauvais






