Pour les membres

Suivre l’actu numérique

Livres et autres ressources documentaires numériques en milieu scolaire: suivre les développements

Faire un don à l’APSDS

Suivre l'APSDS

Suivre l’APSDS / courriel

Pour recevoir les mises à jour du site par courriel:

Notre site

Sauf indication contraire, tout ce qui se retrouve sur ce site est sous license Creative Commons de type Attribution - Non commerciale - Partage à l'identique 2.5 Canada.

Sauf indication contraire, tout ce qui se retrouve sur ce site est sous license Creative Commons de type Attribution - Non commerciale - Partage à l'identique 2.5 Canada.

Les textes et documents accessibles seulement aux membres ne sont pas inclus.

Capsule de Jérémie Gagnon (manga)

Tsutsui, Tetsuya. Poison City. Paris : Ki-oon (seinen), 2015. Série terminée, 2 tomes. Seinen

 

 

Dans un futur proche, très proche, à l’aube des Jeux olympiques de Tokyo, Mikio Hibino, un jeune mangaka se lance dans la publication de son premier manga. Ce manga post apocalyptique d’horreur ultra-réaliste plongera l’auteur et son éditeur dans un univers de plus en plus prude aux conséquences désastreuses…

Afin de faire bonne figure devant le monde entier, le Japon prend une tournure puritaine et décide de militer afin de purifier la littérature, le cinéma et les autres modes d’expression.

Dans les années 40-50, les États-Unis ont vécu la régulation des publications comme il en est question dans Poison City. Au cours de la régulation, de nombreux volumes à caractère jugé inadéquat ont été brulés. Durant ces années, le Comics Code Auhority (CCA) a vu le jour, restreignant la liberté de publication et d’expression. Cette restriction a orienté le sujet et favorisé les comics de deux grandes maisons d’édition : DC et Marvel.

Dans Poison City, le Japon a promulgué une loi semblable qui a entraîné des « raids » dans les librairies et les bibliothèques afin de brûler, en place publique, les oeuvres qualifiées de nocives. Les auteurs publiant trop de livres jugés nocifs par le comité sont internés et réhabilités.

Cette oeuvre est agrémentée d’un court dossier sur l’expérience personnelle de Tetsuya Tsutsui. Nous disons parfois que la réalité rencontre la fiction. C’est l’un de ces cas. L’agence pour l’enfance et l’avenir a censuré l’auteur de Poison City. Depuis 2009, le manga Manhole de Tetsuya Tsutsui est classé comme oeuvre nocive pour la jeunesse en raison de scènes où, entre autres, le personnage est recouvert de crasse à la sortie de l’égout. Depuis 2014, l’auteur se bat pour faire changer le système nippon, car en classant une oeuvre comme nocive, le système brime les droits de l’homme.

En deux tomes, Poison City nous présente une histoire moderne de la censure et sur la censure. Il permet d’aborder avec les jeunes du secondaire et même du collégial, la censure. Plusieurs pistes sont possibles afin d’approfondir le sujet : parler de la censure aux États-Unis, de l’histoire, de près de 400 ans, de l’Index librorum prohibitorum, etc. Plusieurs questions peuvent également être posées aux élèves : « La censure est-elle bonne »? « Est-ce qu’elle doit exister »? « Devons-nous l’appliquer »?

Gare à votre bibliothèque si des comités de censure voient le jour, car les oeuvres d’art de Michel-Ange pourraient, elles aussi, être soumises à la censure…

Jérémie Gagnon,
Technicien en documentation

La section des commentaires est maintenant fermée sur cette page.