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Capsule littéraire de Stéphanie Simard (roman pour le primaire)

Gravel, François. Les vieux livres sont dangereux. Montréal : Les Éditions de la Courte Échelle (Collection Noire), 2017, 104 p.

Clientèle ciblée: Pour les jeunes de 9 ans et plus.

Après s’être endormi en cours de français, le jeune Mathieu est envoyé par son professeur à la bibliothèque, comme punition. Il ne s’en inquiète pas plus que ça et s’y rend, se disant qu’il pourra même mieux s’y reposer. Le bibliothécaire, Viateur Leclerc, lui semble quelque peu bizarre, mais lorsqu’il lui propose de le payer pour qu’il l’aide à faire de l’élagage, en rangeant de vieux livres dans des boîtes, il n’hésite pas une seconde. Dès le lendemain, il rejoint le bibliothécaire à l’école, qui l’entraîne dans une cave remplie de toutes sortes de curiosités, dont des mammifères empaillés et d’autres spécimens d’animaux rares, en bocaux. Mathieu est quelque peu inquiet de se retrouver dans ce lieu confiné, mais se met vite au travail, du moins, jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il n’arrive plus à remonter au premier étage.

L’auteur nous entraîne vraiment dans un univers étrange et inquiétant. Dès le début, nous sommes emportés par l’histoire et intrigués par la fin. Nous ressentons vraiment les émotions du personnage principal et sommes inquiets, tout comme lui, à mesure que l’intrigue avance. Les illustrations sont très détaillées et rappellent les gravures en noir et blanc, que l’on retrouve par exemple dans d’anciens livres de biologie et de médecine datant du XXe siècle. Elles soutiennent bien le récit et le rendent d’autant plus inquiétant. La mise en page nous met également dans l’ambiance du récit et nous permet de ressentir la détresse du personnage principal. En effet, l’on peut constater une alternance entre des pages en noir et en blanc, selon ce qui se déroule dans l’histoire. Lorsque Mathieu se retrouve plongé dans la noirceur, à un moment, la page du livre est complètement noire, avec le texte en blanc. Lorsque la lumière revient, nous retrouvons une mise en page standard. À un autre moment, le personnage est plongé dans le noir pendant un grand laps de temps et est ébloui, lorsqu’il se retrouve dans une pièce éclairée, un peu comme nous, qui nous étions habitués à lire un texte en blanc sur une page noire.

Je recommande vraiment ce roman aux jeunes lecteurs amateurs de suspense et d’horreur. Cette histoire est particulièrement originale, bien écrite, surprenante et adaptée au lectorat ciblé.

 

Stéphanie Simard
Bachelière en Études littéraires
Étudiante à la maîtrise en Sciences de l’information

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