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Capsule littéraire de Brigitte Sirois (bande dessinée)

 

Club des prédateurs

Mangin, Valérie et Dupré, Steve (ill.). Le Club des prédateurs : the Bogeyman, t.1. Bruxelles : Casterman, 2016. 55 p.

Clientèle ciblée : Élèves du secondaire, deuxième cycle.

Résumé : Diptyque. Lors d’une exécution publique, la jeune et jolie bourgeoise Elizabeth fait la rencontre de Jack, un brigand des bas quartiers de Londres. Au fil de leur connaissance, celui-ci finira par la convaincre de le suivre dans un endroit qu’elle aurait préféré ne jamais connaître : l’antre du Bogeyman. Oui, le croquemitaine existe!

Critique : Vous souhaitez du suspense? De l’horreur? Du contenu historique? Voici la bande dessinée à proposer à nos ados; et du 2e cycle, s.v.p., car la finale est atroce et nous coupe le souffle.

Outre la trame qui nous conduira vers une abomination, Mangin, historienne et scénariste, nous livre une chronique sociale percutante, celle de l’Angleterre du 19e siècle au plus fort de l’ère industrielle. En très peu de pages, nous comprenons les divers enjeux de cette société : clivage entre riches et pauvres, absence de protection sociale, malnutrition, surpopulation, pollution et exploitation des travailleurs. L’atmosphère est étouffante et s’infiltre dans nos poumons comme à ceux des enfants ouvriers dans la fabrique de coton.

La réflexion de ce livre repose notamment sur l’enfance à cette époque. Dans les familles démunies et surpeuplées, les parents n’ont d’autres solutions que d’envoyer leur enfant à l’usine; un misérable salarié de plus chez le patron, une bouche de moins à nourrir à la maison. Dans le meilleur des cas, les intendants proposeront aux père et mère d’envoyer leur progéniture à la campagne, avec promesse d’air pur et de nourriture abondante. Ceux-ci quittent alors la City et … disparaissent, sans inquiéter quiconque.

Toute l’ambiance glauque, remplie de mystères est révélée grâce aux couleurs de Burgazzoli, qui varient du sépia au vert-de-gris, typiques des illustrations de l’époque. Tout l’univers baigne dans le caractère sombre du récit, et ce jusqu’au dénouement, là où la vérité éclate dans les dernières cases éclaboussées de lumière et de rouge. Puissant.

Seul défaut? On veut la SUITE!

Brigitte Sirois
Technicienne en documentation

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