Pour les membres

Suivre l’actu numérique

Livres et autres ressources documentaires numériques en milieu scolaire: suivre les développements

Faire un don à l’APSDS

Suivre l'APSDS

Suivre l’APSDS / courriel

Pour recevoir les mises à jour du site par courriel:

Notre site

Sauf indication contraire, tout ce qui se retrouve sur ce site est sous license Creative Commons de type Attribution - Non commerciale - Partage à l'identique 2.5 Canada.

Sauf indication contraire, tout ce qui se retrouve sur ce site est sous license Creative Commons de type Attribution - Non commerciale - Partage à l'identique 2.5 Canada.

Les textes et documents accessibles seulement aux membres ne sont pas inclus.

La bibliothèque scolaire : facteur de réussite (Par Naomi LeBel)

Article écrit par Naomi LeBel, Bibliothécaire scolaire

En tant que bibliothécaire scolaire et ex-enseignante à l’école primaire, j’ai la ferme conviction que la bibliothèque scolaire, lorsque la collection de livres est adéquate et bien exploitée, peut contribuer à la réussite des élèves. Mais sur quoi se base cette conviction? Sur mon expérience et celle de mes collègues? Malgré les nombreux témoignages très favorables et les expériences enrichissantes, les données recueillies au Québec jusqu’à maintenant ne permettent pas encore de faire une telle corrélation.  Dans ce cas, cela signifie-t-il que je prends mes désirs pour des réalités? Je ne crois pas. Avec le Plan d’action sur la lecture à l’école (PALE), mis en place à la fin des années 2000, le Ministère de l’éducation a réinvesti massivement dans les bibliothèques scolaires. Depuis, cette ressource pédagogique incontournable a fait des pas de géant grâce à l’embauche de bibliothécaires (nous sommes passés de 21 bibliothécaires pour tout le Québec à plus de 100 en moins de 10 ans) et de budgets plus importants pour l’achat de livres. Avant la mise en place de cette mesure, les techniciens en documentation étaient souvent seuls pour assurer ce service. Les ressources humaines et les budgets accordés à l’achat de livres étaient alors nettement insuffisants pour développer une offre de service intéressante. Le PALE est un investissement qui a déjà eu un impact énorme, mais, pour que l’offre de service des bibliothèques scolaires continue à se bonifier et que le retard accumulé pendant des décennies soit comblé, cette mesure doit absolument être maintenue. Quand on compare la situation du Québec à celle d’autres régions et pays, il est clair qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour permettre aux bibliothèques scolaires d’atteindre leur plein potentiel.

D’autres régions du continent ont évolué différemment dans ce domaine et leur expertise serait très utile pour analyser la situation au Québec. Depuis 2000, dix-neuf états des États-Unis ont commandé des études pour mesurer l’impact des bibliothèques scolaires sur la réussite des élèves. Au Canada, l’Ontario a également fait une telle étude en 2006.  Je me suis intéressée à l’une de ces études réalisée en 2014 en Caroline du Sud, une étude qui démontre clairement que la bibliothèque scolaire contribue de manière décisive à la réussite des élèves. Cette étude a été commandée par la South Carolina Association of School Librarians (SCASL), à laquelle 787 écoles ont participé.

Le présent article poursuit deux objectifs : 1) présenter les points saillants de cette étude; 2) me servir des constats qui en ont émergé pour réfléchir à la situation des bibliothèques scolaires québécoises.

La South Carolina School Library Impact Study a été réalisée en deux phases. La première analyse les données issues du South Carolina School Library Survey [1] de 2013 en les mettant en relation avec les résultats d’examens de lecture et d’écriture pour les élèves du primaire et du secondaire, l’équivalent des examens du Ministère au Québec. Les examens de lecture en Caroline du Sud évaluent trois aspects différents : la lecture de textes littéraires, la lecture de textes courants ainsi que la recherche d’information. En écriture, on évalue le contenu et la structure des textes. Ces résultats sont analysés et mis en relation avec sept aspects différents de la bibliothèque scolaire :

  1. le montant accordé à l’achat de livres;
  2. le nombre d’heures par semaine accordées à l’enseignement des compétences informationnelles;
  3. le nombre d’emprunts;
  4. la taille de la collection de livres;
  5. le nombre d’ordinateurs mis à la disposition des élèves;
  6. le nombre de visites hebdomadaires des groupes d’élèves;
  7. le nombre de bibliothécaires et d’assistants bibliothécaires.

 

1.    Montant accordé à l’achat de livres

Dans plus de douze états américains, une corrélation claire a été observée entre le budget accordé à la bibliothèque et la réussite des élèves. Plus on achète de livres pour la bibliothèque, plus les élèves réussissent.

En Caroline du Sud, le montant moyen des dépenses liées à la bibliothèque en 2013 était de 13,33$ par élève. On remarque que dans les écoles qui ont dépensé plus de 13,33 $ par élève pour les livres de la bibliothèque, davantage d’élèves (près de 3% de plus [2]) ont réussi en écriture et en lecture que dans les écoles qui ont dépensé moins que ce montant.

Avec le PALE, les écoles québécoises bénéficient depuis quelques années d’un montant de 18 $ par élève annuellement pour l’achat de livres, ce qui les place nettement au-dessus de la moyenne des écoles de la Caroline du Sud. Même si ce montant est tout à fait adéquat pour maintenir les collections à jour, il ne faut pas oublier que les bibliothèques scolaires québécoises ont beaucoup de retard à rattraper. Lorsque les bibliothécaires font des élagages massifs dans des bibliothèques qui n’en ont jamais eus, c’est souvent près du tiers de la collection qui disparaît parce que les livres sont désuets ou en trop mauvais état. Suite à de tels élagages, les collections de livres ont besoin d’être renouvelées afin de répondre adéquatement aux besoins des enseignants et des élèves. Il est donc primordial que le montant de 18 $ par élève soit maintenu pour que, année après année, la collection continue à se développer. Pour que cette collection soit riche et diversifié, et assurer un partage au sein de l’école, il est essentiel qu’elle soit développée par du personnel qualifié. Il est aussi important d’inclure les enseignants dans le choix des livres pour qu’ils s’approprient leur bibliothèque en utilisant les livres qui s’y trouvent en soutien à leur enseignement et en accompagnant leurs élèves dans la découverte de tout ce qui s’y trouve.

2.    Nombre d’heures par semaine accordées à l’enseignement des compétences informationnelles

Selon l’Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS), les compétences informationnelles représentent « la capacité d’une personne à définir ses besoins d’information, à chercher et trouver l’information dont elle a besoin, à l’évaluer puis à l’utiliser de façon éthique. » En Caroline du Sud, les élèves provenant des écoles dans lesquelles le bibliothécaire enseigne les compétences informationnelles plus de vingt heures par semaine réussissent mieux en lecture (plus de 3 % d’écart) que les élèves des écoles dans lesquelles le bibliothécaire enseigne les compétences informationnelles moins de vingt heures par semaine. Les résultats sont particulièrement marqués pour les élèves atteints de diverses formes de handicaps.

Les compétences informationnelles sont bien présentes dans le Programme de formation de l’école québécoise, mais elles sont dispersées un peu partout. Par conséquent, il est difficile de savoir à qui il appartient de les enseigner. Puisque le Ministère ne subventionne qu’un poste de bibliothécaire pour 5000 élèves, il est impossible pour ceux-ci d’enseigner les compétences informationnelles à tous les élèves. Toutefois, les bibliothécaires, avec les conseillers pédagogiques au Récit (Réseau pour le développement des compétences des élèves par l’intégration des technologies), sont d’excellentes ressources pour offrir de la formation continue et de l’accompagnement aux enseignants dans ce domaine.  À la commission scolaire pour laquelle je travaille, chaque école secondaire a un technicien en documentation qui est responsable de la bibliothèque. Chacun d’eux reçoit l’appui d’un bibliothécaire dans la préparation des formations qui aideront les élèves à être plus autonomes dans la recherche d’information.

3.    Circulation des documents (nombre de prêts)

Au cours de l’année 2012-2013, le nombre moyen d’emprunts annuels pour les écoles primaires et du premier cycle du secondaire en Caroline du Sud était de 36 documents par élève. Les élèves provenant des écoles qui avaient plus de 36 emprunts par élève annuellement ont eu de meilleurs résultats en écriture. Ceci était particulièrement vrai pour les élèves atteints de diverses formes de handicaps et pour les élèves défavorisés.

Pour l’instant au Québec, il n’y a pas d’exigence ministérielle quant à l’informatisation des collections et à la circulation des livres. La plupart des collections sont informatisées, mais il est encore difficile d’obtenir des données statistiques fiables pour évaluer adéquatement les collections de livres. On peut tout de même supposer qu’une collection de livres riche et variée, développée et mise en valeur par du personnel qualifié et centralisée dans la bibliothèque scolaire ne peut qu’amener les enseignants et les élèves à profiter davantage de cette ressource.

4.    Taille de la collection de livres

Les élèves des écoles de Caroline du Sud possédant une plus grande collection de livres ont mieux réussi les examens de lecture et d’écriture. Ceux provenant d’écoles détenant plus de 13 000 documents dans leur bibliothèque ont été plus nombreux à exceller dans les examens d’écriture et de lecture. Les garçons fréquentant ces écoles étaient moins nombreux à échouer les examens d’écriture. Malheureusement, dans cette partie de l’étude, on ne mentionne pas le nombre moyen de livres par élève, donnée qui serait beaucoup plus parlante. Au Québec, il serait important d’avoir une mesure de suivi pour connaître le nombre moyen de livres par élève dans les bibliothèques scolaires et peut-être éventuellement établir une norme de ce que serait une collection adéquate.

Dans les écoles primaires du Québec, plusieurs collections de livres doivent encore être bonifiées, et souvent renouvelées, afin de répondre aux besoins des élèves et des enseignants. Dans la commission scolaire dans laquelle je travaille, je constate que de plus en plus d’écoles ont une collection de livres adéquate et à jour. Cependant, il faut continuer à conscientiser les écoles par rapport à l’importance de centraliser les ressources dans la bibliothèque scolaire au lieu de répartir le budget pour les bibliothèques de classe. Ceci permet de développer une collection beaucoup plus riche et variée, ainsi qu’un plus grand partage des livres. La bibliothèque de classe peut même être renouvelée régulièrement avec des livres empruntés à la bibliothèque de l’école. Quant aux livres numériques, les bibliothèques scolaires de la Caroline du Sud n’ont pas encore beaucoup. Le nombre moyen par école est de 40 livres. Le nombre de livres numériques est encore trop bas pour faire une véritable corrélation avec la réussite des élèves. La situation est sensiblement la même dans les écoles du Québec.

5.    Nombre de visites hebdomadaires à la bibliothèque

Comme on pourrait s’y attendre, les examens de lecture et d’écriture ont été mieux réussis dans les écoles enregistrant le plus grand nombre de visites hebdomadaires à la bibliothèque.

Dans le monde des bibliothèques, nous observons une évolution dans la vision de l’usager : de simple consommateur d’information, il devient peu à peu un producteur d’information. C’est pourquoi il est de plus en plus fréquent de voir des espaces de travail collaboratifs dans les bibliothèques, ce qu’on appelle en anglais « Learning commons ». Ces espaces d’apprentissage collaboratif permettent d’élargir l’expérience des élèves lorsqu’ils visitent leur bibliothèque scolaire.

Lorsque mes collègues et moi faisons des aménagements de bibliothèque, nous prévoyons toujours de tels espaces et nous essayons de collaborer avec les enseignants pour que la bibliothèque soit utilisée comme une ressource pédagogique qui soutient leur enseignement. Il y a encore beaucoup de travail à faire pour que les bibliothèques scolaires du Québec soient utilisées pour autre chose que le prêt et le retour des livres. Par exemple, c’est l’endroit idéal pour faire des cercles de lecture, du travail de recherche en équipe, de la lecture à voix haute par l’enseignant, de la lecture en équipe, des partages de lecture, etc. Les possibilités sont infinies.

6.    Disponibilité des ordinateurs dans la bibliothèque et dans l’école

Il y a peu d’ordinateurs dans les bibliothèques scolaires de la Caroline du Sud. Toutefois, on remarque que les élèves des écoles dont la bibliothèque possède des ordinateurs ont mieux réussi les examens de lecture et d’écriture. De même, les élèves provenant des écoles où il y avait un plus grand nombre d’ordinateurs dans l’école ont mieux réussi en lecture et en écriture.

L’étude prend la peine de préciser que, bien que plusieurs élèves apportent maintenant leurs propres appareils informatiques à l’école, celle-ci doit combler la fracture numérique qui existe entre les élèves, qui n’ont pas tous accès aux mêmes technologies à l’extérieur de l’école.

Au Québec, l’équipement technologique mis à la disponibilité des élèves varie énormément d’une commission scolaire à l’autre, et même d’une école à l’autre. Cependant, la grande majorité des écoles a suffisamment d’ordinateurs pour qu’une classe complète puisse travailler en même temps. Plusieurs classes du Québec disposent aussi d’un tableau numérique interactif (TNI). Par contre, on forme et on soutient encore trop peu les enseignants dans l’éducation aux médias et l’enseignement des compétences informationnelles pour que les élèves apprennent à utiliser adéquatement ce matériel. Tout comme pour les compétences informationnelles, les bibliothécaires et les conseillers pédagogiques au Récit peuvent soutenir les enseignants dans l’utilisation pédagogique de ces ressources.

7.    Nombre de bibliothécaires et d’assistants bibliothécaires

Les élèves des écoles où le personnel de la bibliothèque comprend un bibliothécaire à temps plein et un assistant bibliothécaire à temps partiel ont eu de meilleurs résultats en lecture et en écriture que les écoles où il n’y a ni bibliothécaire ni assistant.

Les résultats de plusieurs groupes d’élèves plus à risque ont été analysés – élèves hispanophones et allophones, élèves provenant de familles défavorisées, etc. – et le constat est le même : lorsque le personnel de la bibliothèque compte sur les services d’un bibliothécaire à temps plein et d’un assistant bibliothécaire à temps partiel, les élèves ont de meilleurs résultats en lecture et en écriture.

Les études faites dans plusieurs états américains démontrent que l’utilisation optimale d’une bibliothèque scolaire nécessite la présence d’au moins un bibliothécaire à temps plein par école et d’un assistant bibliothécaire à temps plein ou partiel. La présence d’un assistant peut, à première vue, paraître superflue. Cependant, si le bibliothécaire est seul, les tâches techniques, essentielles au bon fonctionnement de toute bibliothèque, occuperont la majeure partie de son temps. Cela fera en sorte qu’il ne disposera pas du temps nécessaire pour travailler au développement pédagogique de la bibliothèque.

Une affiche réalisée par le Library Research Service au Colorado atteste que « des études menées au cours des vingt dernières années, au Colorado et dans le monde, démontrent que les élèves qui fréquentent une école où travaille un bibliothécaire obtiennent de meilleurs résultats aux examens de lecture que les élèves issus des écoles qui ne bénéficient pas des services d’un bibliothécaire. [3]» Pour atteindre un tel objectif, le travail collaboratif entre les techniciens en documentation et les bibliothécaires est essentiel, chacun ayant un rôle complémentaire à l’autre.

Phase 2

La deuxième phase du South Carolina School Impact Study présente une analyse de données recueillies auprès des administrateurs scolaires, des enseignants et des bibliothécaires scolaires, particulièrement pour les écoles primaires et du 1er cycle du secondaire (middle school).

Les administrateurs scolaires ont été interrogés au sujet de l’importance qu’ils accordent aux politiques et pratiques de leur bibliothèque. Les réponses ont démontré qu’ils souhaitent que les bibliothécaires jouent un rôle de leader pédagogique dans leurs écoles. Ils ont la perception que les programmes offerts par la bibliothèque de l’école contribuent au succès de leurs élèves. Ces perceptions des directeurs sont confirmées par les résultats des élèves. Un directeur a écrit : « Notre bibliothécaire et notre bibliothèque constituent un point central de notre école. Selon moi, les bibliothèques et les bibliothécaires qualifiés sont essentiels au succès des écoles.[4] » (traduction libre)

Les réponses des enseignants à l’étude indiquent qu’ils participent fréquemment à des activités en lien avec leur bibliothèque scolaire et perçoivent les bibliothécaires comme des professionnels jouant un rôle pédagogique important dans leurs écoles. Ils remarquent également que l’offre de service de la bibliothèque contribue à la réussite de leurs élèves. Une enseignante a écrit : « Une des compétences les plus difficiles à enseigner est la recherche d’information et j’ai reçu un immense soutien de la bibliothécaire chaque année depuis que j’enseigne dans cette école. Elle passe plusieurs semaines par année à m’aider avec chaque étape de la recherche. [5] » (traduction libre)

La majorité des bibliothécaires scolaires de Caroline du Sud affirment offrir des activités sur une base hebdomadaire dans leurs écoles respectives. Ces activités peuvent être de simples visites de groupes d’élèves, mais plusieurs bibliothécaires offrent également du soutien aux enseignants dans l’enseignement des compétences informationnelles et collaborent aussi avec eux à la création d’activités pédagogiques. Ce qui semble être le plus apprécié des enseignants sont les visites de classes flexibles selon leurs besoins pédagogiques. Selon plusieurs commentaires recueillis lors de cette phase, on constate que la collaboration avec les enseignants rend les interventions du bibliothécaire beaucoup plus signifiantes et mène à des projets porteurs d’apprentissages qui amèneront les élèves à travailler et développer plus de compétences.

Conclusion

Chacun des facteurs mentionnés plus haut (montant accordé à l’achat de livres, nombre d’heures par semaine accordées à l’enseignement des compétences informationnelles, nombre d’emprunts, taille de la collection de livres, nombre d’ordinateurs mis à la disposition des élèves, nombre de visites hebdomadaires des groupes d’élèves, nombre de bibliothécaires et d’assistants bibliothécaires), lorsqu’ils sont pris en compte de façon globale, permettent d’offrir aux élèves et aux enseignants une ressource riche qui contribuera certainement à la réussite en lecture et en écriture, et certainement aussi dans les autres disciplines. La bibliothèque scolaire contribue également au développement de la culture générale des élèves, l’un des piliers de la compréhension en lecture (Taberski, 2014).

Selon le International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA), la recherche a démontré que le facteur le plus important est l’accès à un bibliothécaire qualifié afin que la bibliothèque constitue une véritable ressource pédagogique ayant un impact sur l’enseignement et l’apprentissage[6].

Les conclusions qui ressortent du South Carolina School Library Impact Study permettent de conclure que l’investissement du Ministère dans le PALE a permis aux bibliothèques scolaires québécoises de se développer énormément au cours des 10 dernières années, ce qui a sans doute contribué à améliorer la réussite des élèves. Des études plus poussées, semblables à celles réalisées chez nos voisins du sud, permettraient d’avoir un portrait plus précis de la situation. Les collections de livres sont de plus en plus riches et variées, plusieurs bibliothèques sont réaménagées à chaque année, les outils informatiques y sont de plus en plus présents. Toutefois, les défis restent énormes. Le nombre de bibliothécaires scolaires est encore inadéquat pour que nos bibliothèques scolaires deviennent de véritables ressources pédagogiques qui répondent aux besoins des enseignants et des élèves d’aujourd’hui. Il faut encore développer des cadres de référence, des statistiques d’utilisation, des plans de développement. Il faut absolument continuer à investir dans cette merveilleuse ressource qu’est la bibliothèque scolaire, si importante pour l’apprentissage de l’élève. J’ose imaginer ce qui se passerait si l’embauche des bibliothécaires était vue comme un investissement et non comme une dépense supplémentaire. J’ose même anticiper le jour où l’éducation au Québec sera perçue comme un investissement extrêmement rentable. En attendant, nous faisons de petits miracles avec les ressources disponibles.

 

Médiagraphie

Association pour la promotion des services documentaires scolaires. « Compétences informationnelles ». Consulté le 8 mai 2016.
http://apsds.org/?page_id=2121

Dumouchel, Gabriel et Raynault, Audrey (2015, Novembre). « Le personnel qualifié des bibliothèques scolaires québécoises : un parcours de combattants depuis près de 40 ans ». Le signet, Vol. 4, N°. 1. p. 34-44.
http://apsds.org/?s=signet

Fédération des professionnelles et des professionnels de l’éducation du Québec (CSQ) (2013). « Enquête sur la situation des bibliothèques scolaires au Québec ». http://www.fppe.qc.ca/action_pro/doc/FPPE-ENQUETE%20BIBLIOS%20%20v.finale_nov..pdf

International Federation of Library Associations and Institutions (2015, Juin). « IFLA School Library Guidelines ». 69 p.                                                                               http://www.ifla.org/files/assets/school-libraries-resource-centers/publications/ifla-school-library-guidelines.pdf

Library research service.  « School Libraries Impact Studies ». Consulté le 8 mai 2016. https://www.lrs.org/data-tools/school-libraries/impact-studies/

Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur (2016). « Plan d’action sur la lecture à l’École ».                                                                                         http://www.education.gouv.qc.ca/dossiers-thematiques/lecture/

Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur (2016). « Programme de formation de l’école québécoise ».                                                                                         http://www1.education.gouv.qc.ca/sections/programmeFormation/

The Ontario Library Association (2006, Avril). «School libraries and student achievement ». http://www.peopleforeducation.ca/wp-content/uploads/2011/07/School-Libraries-2006.pdf

Proulx-St-Pierre, Marie-Josée (2015, Novembre). « Bibliothèques scolaires et réussite des élèves ». Le signet, Vol. 4, N°. 1. p. 58-59
http://apsds.org/?s=signet

RSL Research Group (2014, Juin). « How Libraries Transform Schools by Contributing to Student Success: Evidence Linking South Carolina School Libraries and PASS & HSAP Results », Phase I. 79 p.
http://www.scasl.net/assets/phase%20i.pdf

RSL Research Group (2014, Octobre). How Libraries Transform Schools by Contributing to
Student Success: Evidence Linking South Carolina School Libraries and PASS & HSAP Results  », Phase II. 53 p.
https://scasl.memberclicks.net/assets/phase%202.pdf

Taberski, Sharon (2014). « Pratiques efficaces pour enseigner la lecture : développer la compréhension des jeunes lecteurs : 5 à 9 ans ». Montréal : Chenelière éducation. 268 p.

 

[1] http://www.scasl.net/sc-school-library-survey

[2] 3% peut paraître peu, mais à l’échelle statistique, quand on traite le cas de dizaines de milliers d’élèves, c’est une différence considérable.

[3] APSDS (2015). « Le signet 2015 ». p. 58-59

[4] RSL Research Group (2014, Octobre). « How Libraries Transform Schools by Contributing to

Student Success », Phase II. p. 21.

[5] RSL Research Group (2014, Octobre). « How Libraries Transform Schools by Contributing to

Student Success », Phase II. p. 26.

[6] IFLA (2015, Juin). « IFLA School Library Guidelines ». p. 25.


La section des commentaires est maintenant fermée sur cette page.