Pour les membres

Suivre l’actu numérique

Livres et autres ressources documentaires numériques en milieu scolaire: suivre les développements

Faire un don à l’APSDS

Suivre l'APSDS

Suivre l’APSDS / courriel

Pour recevoir les mises à jour du site par courriel:

Notre site

Sauf indication contraire, tout ce qui se retrouve sur ce site est sous license Creative Commons de type Attribution - Non commerciale - Partage à l'identique 2.5 Canada.

Sauf indication contraire, tout ce qui se retrouve sur ce site est sous license Creative Commons de type Attribution - Non commerciale - Partage à l'identique 2.5 Canada.

Les textes et documents accessibles seulement aux membres ne sont pas inclus.

Réaction à la table ronde sur l’animation au Congrès des milieux documentaires: lettre de Brigitte Moreau

Brigitte Moreau, membre de l’APSDS et du comité du programme du Congrès des milieux documentaires 2012, nous a fait parvenir le 5 novembre dernier une lettre en réaction à la table ronde sur l’animation qui s’est tenue le 1er novembre. La voici:

Lundi, 5 novembre 2012

OBJET: Congrès des milieux documentaires: table ronde sur l’animation en milieu scolaire

À titre de représentante de l’APSDS au comité du programme du Congrès des milieux documentaires 2012, je tiens à offrir mes plus plates excuses pour avoir donné une tribune à un «collègue» qui a sciemment dénigré le travail des bibliothécaires scolaires qui ne partagent pas sa vision réductrice de notre mandat comme professionnel scolaire. Je parle de la table ronde à propos de l’animation dans le milieu scolaire. Mes excuses vont, tout d’abord, à Gigi Nadeau, Lyne Rajotte et Nancy Gravel qui ont dû subir ce trop long exercice de style sur le mode nombriliste du troisième panéliste. Le ton méprisant et autosuffisant imposé par celui-ci a d’emblée inscrit cet exercice dans la sphère du monologue hargneux. Le discours de fermeture n’est pas une invite au dialogue et encore moins à la thématique du congrès à savoir: le partage et la transmission des savoirs.

Je tiens également à m’excuser auprès de tous mes collègues bibliothécaires scolaires qui ont, directement ou indirectement, été touchés par cette vague de mépris. Je veux ici souligner le travail remarquable et exemplaire de tous, chacun à leur manière, dans un milieu scolaire où tout reste à bâtir sur le plan de la bibliothéconomie, y compris notre crédibilité et notre professionnalisme. Je m’étonne toujours de constater l’ampleur de la méconnaissance du rôle du bibliothécaire scolaire, et ce, même dans nos propres rangs. Cette légendaire naïveté qui m’habite aura donné l’opportunité à un seul individu de tenter de ternir le travail de fond qui se vit au quotidien dans chacune de nos commissions scolaires. J’en suis profondément désolée.

Comme le disait Monsieur Serge Bouchard, lors de la conférence d’ouverture de vendredi, avoir une tribune et un micro sont un privilège. J’ajoute que celui-ci exige un minimum de rigueur intellectuelle et appelle une certaine forme de responsabilité sociale dont le respect d’autrui est une valeur fondamentale. J’ai véritablement cru au professionnalisme de tous les panélistes invités pour faire de cette table ronde un lieu de discussion, animé certes, mais jamais je n’aurais pu envisager cette vulgaire dérive vers le dénigrement intensif et réducteur de notre rôle de bibliothécaire scolaire. Je constate après coup l’ampleur du tort subi par tous les bibliothécaires scolaires et le discrédit porté à notre profession. Dommage qu’une telle participation ait pu jeter une ombre sur un congrès qui a été, par ailleurs, des plus positifs.

Souhaitons-nous tout le courage nécessaire pour poursuivre dans la dignité et le respect la responsabilité qui nous est confiée de contribuer à la réussite des élèves, par tous les moyens mis à notre disposition en tant que bibliothécaires scolaires.

Ma collègue sur le comité du programme du congrès, Marie-Hélène Charest, appuie et endosse cette lettre.

Brigitte Moreau, bibl. pro.


Réponse d’Olivier Hamel à la lettre de Brigitte Moreau:

Bonjour,

Suite à la lettre de Madame Moreau voici ma réponse officielle, j’espère simplement que vous aurez la gentillesse de la faire connaître à votre groupe doodle et aux membres de l’APSDS. J’aimerais simplement avoir un petit suivi et les réactions de Monsieur Germain avec qui j’ai pu m’entretenir lors de la table ronde:

« Petite réaction suite à la lettre de Madame Moreau,

En premier lieu sachez que mon intervention ne reflète pas la position de mes collègues bibliothécaires de la CSMB…

En acceptant l’invitation de ma collègue je pensais ébranler et faire réagir mon milieu… à ce titre le résultat est positif ! Je continue réellement de croire que l’approche employée par une grande majorité des bibliothécaires scolaires n’est pas appropriée et que le rôle du bibliothécaire ne devrait jamais être en premier lieu pédagogique, mais bien ludique. Apprendre c’est avant tout jouer. Néanmoins, c’est le propre de la jeunesse d’être parfois trop arrogant, suffisant ou plus simplement de croire naïvement pouvoir faire changer les choses du haut de sa petite personne. Ce que je voulais surtout faire au Congrès c’est démontrer à quel point nous pouvions être importants et indispensables pour les élèves à titre de bibliothécaires scolaires, à quel point notre travail pouvait devenir essentiel pour l’ensemble de la chaine de l’enseignement si nous effectuions adéquatement notre tâche: celle d’être dans les écoles pour transmettre la passion de la lecture…

Ceci dit je reconnais amplement le travail et les efforts de tous mes collègues du milieu et ce peu importe leur approche. Je connais leur engagement, leurs réussites et aussi parfois leur tristesse, leur isolement et leur sentiment d’impuissance et c’est pour changer les choses que je me suis permis de parler haut et fort des réalités du milieu. Je tiens donc à m’excuser auprès de mes collègues si mes propos les ont offensés et à réitérer mon engament total et absolu pour ma profession, pour les livres, les jeunes et la lecture. Au final pour moi ne compte que le résultat: faire lire nos jeunes et heureusement la méthode que j’emploie semble fonctionner dans mon milieu…

J’adore les échanges d’idées et selon moi sans différence d’opinion il ne peut y avoir de débat. Pour changer les choses il faut avoir la force d’admettre nos faiblesses et manifestement notre milieu en a encore beaucoup. J’ai voulu les exposer, peut-être l’ai-je fait de manière maladroite, mes excuses à ceux que j’ai pu offenser et au plaisir de débattre avec tous ceux qui le désirent en personne…

Mais… je persiste et signe, la place du bibliothécaire est dans les écoles conformément au plan du MELS et aux besoins réels des professeurs et surtout des élèves… »

Olivier Hamel
Bibliothécaire scolaire

La section des commentaires est maintenant fermée sur cette page.