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2030, l’Odyssée des bibliothèques scolaires: 2030 dans une bibliothèque scolaire près de chez vous

Article écrit par Clémence Turgeon.

Oeuvre de science-fiction?

Introduction

Nous sommes en 2030, je suis à la retraite et me prélasse à lire le plus récent roman de mon auteur préféré. J’ai une pensée réjouie pour les élèves qui, au même instant, entrent dans la bibliothèque scolaire près de chez moi où l’environnement et l’aménagement n’ont presque plus rien avoir avec ceux d’il y a 20 ans ainsi que pour la relève dont les profils et les rôles ont considérablement évolué.

Une ère de super-bibliothèques

Il est certain que depuis l’avènement des technologies dans le milieu des bibliothèques à la fin du 20e siècle, celles-ci ont vraiment emboîté le pas; à un rythme différent certes, mais elles y sont arrivées!

Les centres de documentation se sont dotés d’un environnement technologique actualisé favorisant l’apprentissage et l’enseignement, accompagnés et soutenus par un personnel qualifié et compétent. Enseignants et élèves y trouvent leur compte.

Les usagers adorent ce lieu

L’évolution de la technologie n’a jamais ralenti et celle de l’humain non plus. On remarque dernièrement une transformation des pouces des nouveaux nés. Les pouces ont en effet gagné en dextérité.

Les élèves ont le choix: livre papier ou numérique, ou livre lu, de nanotube de carbone, ou livre en polymère résistant (ce dernier est idéal pour les albums jeunesses). La version holographique en 3D est trop proche de l’interprétation cinématographique et requiert des investissements au-delà des budgets des bibliothèques en milieu scolaire. La technologie donne aussi le choix à l’usager de télécharger les documents sur son ordinateur, sa tablette numérique, son iPod, etc. Oui, les élèves continuent à acquérir tous les gadgets électroniques. Il faut quand même reconnaître que la venue de ces gadgets électroniques et des livres audio a contribué à aider les personnes ayant des difficultés visuelles ou d’ordre neurologique, comme la dyslexie.

Heureusement, il y a encore des livres papier. Comment laisser tomber ces objets parfaits et sans pile qui font le bonheur des petits et des grands? Ces livres, à la fois source de savoir, de culture et de détente, ont forcément évolué avec toutes les avancées graphiques. Ils sont de plus en plus beaux! Les éditeurs ont compris qu’une belle jaquette ou une belle page couverture attirent l’oeil d’un lecteur. Premier contact avec l’objet! Que dire des livres d’arts, des albums illustrés et des romans dont on soigne la présentation et le contenu visuel pour nourrir notre imaginaire et développer nos préférences artistiques.

Qu’en est-il des équipements pour supporter ces nouvelles technologies et créer un environnement dynamique et invitant?

Des fauteuils ergonomiques et confortables sont placés ici et là dans la bibliothèque. On écoute la musique au moyen de son directionnel, c’est-à-dire un faisceau d’ondes dirigées vers une personne pour qu’elle soit la seule à entendre son choix musical ou son livre audio. Pour les nostalgiques, il y a des écouteurs sans fil. Des écrans tactiles ont remplacé certaines tables et on s’en sert pour lire un livre numérique ou faire une recherche. Il y a encore des ordinateurs de recherche, en plus grand nombre parce que plus petits et plus abordables. Il y a un réseau internet sans fil disponible afin de permettre aux usagers d’utiliser un ordinateur portable, une tablette électronique ou le super extra IPad 75 qui prend des notes pour l’élève. Un écran géant installé sur un mur projette des images aléatoires favorisant la détente et le calme. De plus, ce dernier présente aussi des images de bandes dessinées, des films et des travaux multimédias d’élèves.

Que pensez-vous de l’idée suivante: utiliser cet écran pour des concours de jeux vidéo. Une belle occasion de découvrir des nouveautés ou de comparer des versions interactives «D’un livre dont vous êtes le héros». Il va de soi qu’il y a un local pour que les élèves préparent des travaux multimédias susceptibles d’être présentés à la bibliothèque.

Un autre local, celui-ci insonorisé, sert à la neurotech. L’élève coiffe un casque d’immersion et vit son roman du point de vue du personnage principal ou du point de vue du narrateur. Il fait partie intégrante de l’histoire. L’expression «être dans sa bulle» est ici bien illustrée.

Il y a toujours une place réservée aux travaux d’arts ou aux projets spéciaux. Des objets exposés dans des présentoirs, des casse-têtes pour les amateurs, sont privilégiés pour créer des réseaux entre les différentes disciplines scolaires et les intérêts multiples des différents usagers.

Les bases de données sont nombreuses et diversifiées. Les sources d’information sont multipliées. Le technicien en documentation doit guider l’utilisateur pour l’amener à trouver les meilleures banques de données possible en fonction de son sujet de recherche. Ses compétences en recherche d’information ainsi développées, l’utilisateur peut les exploiter même à l’extérieur de la bibliothèque. De plus, il peut, en tout temps et dans n’importe quel lieu, procéder à la sélection et à la réservation de documents, car cette activité se fait également sur le net. Il y a un poste de prêt automatisé pour emprunter les documents: les empreintes digitales des élèves servent d’identification. Fini les cartes d’emprunteurs et les grincements de dents parce qu’on les a perdues! L’empreinte permet au lecteur d’avoir accès à une liste de suggestions de lecture personnalisée en tenant compte de son âge, de ses goûts et de son niveau de lecture.

Mais que feront les techniciens?

Avec toute cette technologie, le nom technicien a pris tout son sens. Comme une grande partie du travail bibliothéconomique est automatisé, ceci a permis de récupérer du temps pour s’occuper de l’utilisateur. Planifier et donner des ateliers pour développer les compétences en recherche des différents usagers, présenter aux éducateurs les nouveaux documents acquis, présenter les outils technologiques (banques de données, sites internet, etc.), faire des suggestions de lecture, participer à des projets visant le développement de la lecture sont des services à la clientèle à privilégier afin de transformer la bibliothèque en un laboratoire vivant d’enseignement et d’apprentissage digne de ce nom et de son époque.

Aurait-on pu imaginer que la bibliothèque allait devenir cet environnement stimulant et dynamique où le plaisir de s’y retrouver pour la détente côtoie aussi la nécessité de la fréquenter pour accéder aux différentes sources du savoir?

De retour en 2012, est-ce l’idée que l’on pourrait se faire de la bibliothèque scolaire en 2030? Réalité ou science-fiction? Faut-il ajouter à ce tableau un robot tortionnaire en liberté dans la bibliothèque pour assurer la discipline et le bon ordre?

Je ne crois pas trop à l’ajout de robot. Trop science-fiction, pas assez humain. Je persiste à croire que malgré les nouvelles technologies, très utiles et incontournables, la transmission des connaissances et du plaisir de lire passe par le contact, le regard et la passion. Seuls les humains peuvent le faire. Réalité ou science-fiction?

Clémence Turgeon
Technicienne en documentation
Collège des Compagnons

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