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Lettre de réaction à la nouvelle mesure budgétaire 30274 pour l’année scolaire 2012-2013

Le conseil d’administration a réagi à la nouvelle mesure budgétaire 30274:

Montréal, le 31 août 2012

Madame Michelle Courchesne
Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport

OBJET: Lettre de réaction à la nouvelle mesure budgétaire 30274 pour l’année scolaire 2012-2013

Madame la Ministre,

L’Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS) est une association professionnelle qui contribue au développement des services documentaires dans les commissions scolaires du Québec, dans les écoles primaires et secondaires, publiques et privées et qui en assure la promotion auprès de tous les groupes d’intérêts. L’APSDS regroupe des bibliothécaires et techniciens, techniciennes en documentation de différentes régions du réseau scolaire québécois.

Nous aimerions vous faire part de notre questionnement quant à la mise en place de la nouvelle mesure budgétaire 30274 pour l’année scolaire 2012-2013.

Vous comprendrez notre position délicate puisque notre association regroupe des bibliothécaires et techniciens en documentation en milieu scolaire et fait, depuis de nombreuses années, la promotion d’un travail collaboratif et complémentaire entre ces différents corps d’emploi. Nous avons à coeur de promouvoir la spécificité de chacun dans leurs tâches et fonctions. Nous croyons que l’énoncé de cette mesure est beaucoup trop large et ne définit pas de façon précise quelles seraient les conditions particulières où l’embauche de techniciens pourrait venir compléter celle de bibliothécaires dans certains milieux.

Nous restons persuadés qu’il est nécessaire de continuer à mettre l’emphase sur la présence d’équipes de bibliothécaires dans tout le réseau des commissions scolaires du Québec afin que ces professionnels puissent assurer et coordonner le développement maximal des bibliothèques scolaires pour que celles-ci soient au coeur de la vie pédagogique des écoles. D’autant plus que plusieurs commissions scolaires n’ont pu profiter de cette expertise professionnelle pendant de nombreuses années et sont toujours, présentement, en mode rattrapage depuis la mise en place du plan d’embauche en 2008.

Il nous semble risqué de permettre, à ce moment-ci, de façon unilatérale et sans encadrement précis, l’embauche de techniciens en documentation au lieu de bibliothécaires. D’autant plus que le ratio mentionné dans cette règle ne tient nullement compte de la taille des différentes commissions scolaires. Il faut noter que, dans de nombreux milieux, nous ne sommes qu’à l’aube d’un plan de développement nécessaire pour s’assurer de la mise en place d’équipes de bibliothécaires, tel que prévu par la mesure initiale.

De plus, il nous semble dangereux de laisser sous-entendre qu’une compensation en budget supplémentaire pour l’achat de livres sera versée en prime lors de l’embauche d’un technicien. Nous vous rappelons que malheureusement, à l’heure actuelle, trop peu de cadres scolaires connaissent bien les sphères de compétence de chaque profession (bibliothécaire et technicien en documentation). Nous craignons que nombre d’entre eux ne voient plus la nécessité de poursuivre l’embauche de bibliothécaires professionnels à leur commission scolaire, en complémentarité avec l’embauche de techniciens en documentation dans les écoles.

Nous sommes conscients que plusieurs régions ont connu de grandes difficultés à recruter du personnel professionnel en bibliothéconomie ces dernières années, mais nous croyons que la solution demeure dans la mise en place, le plus rapidement possible, de moyens technologiques efficaces pour assurer la formation à distance des futurs bibliothécaires scolaires dans chacune des régions du Québec. De plus, il est grand temps de mettre en branle une importante campagne de publicité nationale pour bien mettre en lumière les professions de bibliothécaire et technicien en documentation en milieu scolaire.

Finalement, permettez-nous de vous rappeler le document que l’APSDS a fait parvenir à votre Ministère en mars 2011 et qui s’intitulait «Le plan d’action sur la lecture, une contribution essentielle à la réussite scolaire». Ce document faisait état de la situation dans les milieux et énonçait des recommandations pour l’avenir:

«Selon nous, les priorités d’actions devront désormais être dirigées vers une optimisation de l’utilisation de la bibliothèque… Bien sûr, une telle dynamisation ne peut se faire que par le biais d’actions concertées entre tous les acteurs pédagogiques de l’école.

Mais, pour assurer la viabilité et la performance d’un tel modèle, encore faut-il assurer la présence constante et permanente de personnel spécialisé dans les bibliothèques scolaires: c’est-à-dire des techniciens en documentation, qui appliquent sur le terrain des actions élaborées conjointement et coordonnées par les équipes de bibliothécaires dans les commissions scolaires.»

Nous tenons à réaffirmer ici notre conviction que la solution demeure la mise en place de deux plans d’embauche distincts (professionnel et technique) qui permettront le déploiement efficace d’équipes de travail spécialisées en documentation, assurant ainsi un développement concerté et dynamique de nos bibliothèques scolaires au Québec. D’ailleurs, ces deux plans analogues offriraient la possibilité à une commission scolaire de bien évaluer ses besoins en personnel et d’ajuster ses demandes en conséquence.

Permettez-moi de terminer en vous soulignant que nous déplorons les trop rares occasions de concertation entre les associations comme la nôtre et votre ministère afin de permettre des échanges constructifs et une meilleure collaboration pour bien cerner les besoins du milieu. Notre but commun étant la poursuite ou la mise en place de projets favorables aux bibliothèques scolaires.

Je vous remercie de l’attention portée à cette lettre et vous prie de recevoir, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

Martine Fortin
Présidente

Pour consulter la lettre envoyée en version PDF, cliquez ici.

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